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	<title>Comments on: Fountain of Saint Sulpice&#8217;s square</title>
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	<description>Photographies de Paris</description>
	<pubDate>Fri, 21 Nov 2008 20:15:46 +0000</pubDate>
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		<title>By: Lost in Anywhere &#187; L&#8217;odeur des dunes dans une chambre blanche</title>
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		<dc:creator>Lost in Anywhere &#187; L&#8217;odeur des dunes dans une chambre blanche</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Dec 2006 13:06:36 +0000</pubDate>
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		<description>[...] 7. On prend tout et on recommence. Je me suis assis à la table du coin, une petite table carrée et bancale dans le coin derrière la devanture vitrée du café de la mairie, juste sous le nez des passants qui arpentaient la place Saint-Sulpice, peut-être même la même table à laquelle était assis Georges lorsqu&#8217;il tenta d&#8217;épuiser le lieu[1], enfin, rien n&#8217;est moins certain. Il faisait bon, il y avait un beau soleil argenté. J&#8217;ai placé la pile devant moi et j&#8217;ai entrepris de tout recopier, histoire d&#8217;en faire une version définitive. J&#8217;avais sous les yeux quelques semaines de travail, enchevêtrées dans tous les sens, dans un ordre que moi seul connaissais, une sorte de chateau de cartes que j&#8217;allais tenter de ne pas faire tomber. Chapitre un, c&#8217;est fluide, ça coule tout seul. C&#8217;est plein d&#8217;une force que j&#8217;ai mis des années à construire. Avant cette période, je suis resté quelques années sans réellement écrire, griffonnant quelques bribes ça et là, mais je n&#8217;y arrivais plus. Les forces m&#8217;avaient abandonné et je maudissais tout ce qui m&#8217;avait fait perdre ce souffle que tous ceux à qui je faisais lire mes textes trouvaient vraiment particulier, comme si j&#8217;avais mon empreinte déjà dessinée depuis ma naissance. Chapitre 2, c&#8217;est bon ça, ça se lit tout seul, rien n&#8217;accroche. J&#8217;ai tout recopié. J&#8217;ai extrait de sa gangue de boue et d&#8217;argile quelque chose qui ressemblait à de l&#8217;or, un beau lingot effilé à la couleur aveuglante. Quel prétentieux je faisais ! Rien à foutre, je n&#8217;étais pas là pour amuser la galerie, j&#8217;avais en moi la force du lion bondissant sur la gazelle avec un air triomphant, tout ça pour bouffer. Au bout du compte, c&#8217;est bien ce que je voulais. Vivre de mon écriture, faire de ça mon boulot alimentaire à moi, croquer avec mes mots. J&#8217;allais y mettre toutes mes tripes. Ces petits scribouillards qui m&#8217;avaient fait passer pour une icône de la branchitude parisienne allaient pouvoir se rendre compte que j&#8217;avais dans les boyaux de quoi les faire taire et rester muets devant mon oeuvre, ils allaient pouvoir se prosterner devant moi, déposer des cierges au pied de Notre-Dame et scander mon nom dans leurs litanies les plus intimes. Merde. Non. J&#8217;étais en train de composer mon oeuvre, pas celle des autres. Reste humble mon connard, me disais-je, alors que je continuais sans encombre mon travail de copiste. J&#8217;essayais de ne pas penser, de m&#8217;enfermer dans une bulle. Seul le bruit du percolateur arrivait de temps en temps à me sortir de ma torpeur salvatrice, mais je replongeais aussitôt dans mon écriture, jetant les pages par terre lorsque j&#8217;en avais extrait la sève. Bordel, j&#8217;étais heureux, je m&#8217;adonnais au plus beau de tout les métiers. Un café, un autre !! Un chocolat ! Je passais commande au rythme des heures qui passaient, ne voyant plus que des lignes partout, mon écriture hachée sur la vitre, sur le visage des passants et sur celui du garçon de café&#8230; Des lignes sur ma tasse de café&#8230; A la fin de la journée, tandis que les ombres commençaient à s&#8217;allonger et que la lumière prenait des teintes orangées, j&#8217;avais recollé tous les morceaux, je m&#8217;étais livré à un travail de fourmi, rapide et bien orienté, à la fin duquel je pouvais enfin tenir entre les mains mon bouquin. Il était là et se découpait dans la lumière du crépuscule, avec la fontaine Saint-Sulpice en toile de fond, on aurait pu prendre une photo, tiens ! [...]</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>[&#8230;] 7. On prend tout et on recommence. Je me suis assis à la table du coin, une petite table carrée et bancale dans le coin derrière la devanture vitrée du café de la mairie, juste sous le nez des passants qui arpentaient la place Saint-Sulpice, peut-être même la même table à laquelle était assis Georges lorsqu&#8217;il tenta d&#8217;épuiser le lieu[1], enfin, rien n&#8217;est moins certain. Il faisait bon, il y avait un beau soleil argenté. J&#8217;ai placé la pile devant moi et j&#8217;ai entrepris de tout recopier, histoire d&#8217;en faire une version définitive. J&#8217;avais sous les yeux quelques semaines de travail, enchevêtrées dans tous les sens, dans un ordre que moi seul connaissais, une sorte de chateau de cartes que j&#8217;allais tenter de ne pas faire tomber. Chapitre un, c&#8217;est fluide, ça coule tout seul. C&#8217;est plein d&#8217;une force que j&#8217;ai mis des années à construire. Avant cette période, je suis resté quelques années sans réellement écrire, griffonnant quelques bribes ça et là, mais je n&#8217;y arrivais plus. Les forces m&#8217;avaient abandonné et je maudissais tout ce qui m&#8217;avait fait perdre ce souffle que tous ceux à qui je faisais lire mes textes trouvaient vraiment particulier, comme si j&#8217;avais mon empreinte déjà dessinée depuis ma naissance. Chapitre 2, c&#8217;est bon ça, ça se lit tout seul, rien n&#8217;accroche. J&#8217;ai tout recopié. J&#8217;ai extrait de sa gangue de boue et d&#8217;argile quelque chose qui ressemblait à de l&#8217;or, un beau lingot effilé à la couleur aveuglante. Quel prétentieux je faisais ! Rien à foutre, je n&#8217;étais pas là pour amuser la galerie, j&#8217;avais en moi la force du lion bondissant sur la gazelle avec un air triomphant, tout ça pour bouffer. Au bout du compte, c&#8217;est bien ce que je voulais. Vivre de mon écriture, faire de ça mon boulot alimentaire à moi, croquer avec mes mots. J&#8217;allais y mettre toutes mes tripes. Ces petits scribouillards qui m&#8217;avaient fait passer pour une icône de la branchitude parisienne allaient pouvoir se rendre compte que j&#8217;avais dans les boyaux de quoi les faire taire et rester muets devant mon oeuvre, ils allaient pouvoir se prosterner devant moi, déposer des cierges au pied de Notre-Dame et scander mon nom dans leurs litanies les plus intimes. Merde. Non. J&#8217;étais en train de composer mon oeuvre, pas celle des autres. Reste humble mon connard, me disais-je, alors que je continuais sans encombre mon travail de copiste. J&#8217;essayais de ne pas penser, de m&#8217;enfermer dans une bulle. Seul le bruit du percolateur arrivait de temps en temps à me sortir de ma torpeur salvatrice, mais je replongeais aussitôt dans mon écriture, jetant les pages par terre lorsque j&#8217;en avais extrait la sève. Bordel, j&#8217;étais heureux, je m&#8217;adonnais au plus beau de tout les métiers. Un café, un autre !! Un chocolat ! Je passais commande au rythme des heures qui passaient, ne voyant plus que des lignes partout, mon écriture hachée sur la vitre, sur le visage des passants et sur celui du garçon de café&#8230; Des lignes sur ma tasse de café&#8230; A la fin de la journée, tandis que les ombres commençaient à s&#8217;allonger et que la lumière prenait des teintes orangées, j&#8217;avais recollé tous les morceaux, je m&#8217;étais livré à un travail de fourmi, rapide et bien orienté, à la fin duquel je pouvais enfin tenir entre les mains mon bouquin. Il était là et se découpait dans la lumière du crépuscule, avec la fontaine Saint-Sulpice en toile de fond, on aurait pu prendre une photo, tiens ! [&#8230;]</p>
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		<title>By: Anonymous</title>
		<link>http://www.spirit-of-paris.com/2006/01/08/fountain-of-saint-sulpices-square.html#comment-1552</link>
		<dc:creator>Anonymous</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Oct 2006 14:43:22 +0000</pubDate>
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		<description>les "quatre points cardinaux" est un jeu de mots indiquant que ces quatre évêques n'ont jamais obtenu le titre de cardinal, "point" étant le synonyme de "pas" en français ancien. 
Merci de mettre en ligne vos superbes photos de Paris. Elles donnent envie de revisiter certains quartiers</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>les &#8220;quatre points cardinaux&#8221; est un jeu de mots indiquant que ces quatre évêques n&#8217;ont jamais obtenu le titre de cardinal, &#8220;point&#8221; étant le synonyme de &#8220;pas&#8221; en français ancien.<br />
Merci de mettre en ligne vos superbes photos de Paris. Elles donnent envie de revisiter certains quartiers</p>
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		<title>By: Sally</title>
		<link>http://www.spirit-of-paris.com/2006/01/08/fountain-of-saint-sulpices-square.html#comment-158</link>
		<dc:creator>Sally</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Apr 2006 07:40:11 +0000</pubDate>
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		<description>A beautiful shot of a notoriously difficult subject to photograph.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>A beautiful shot of a notoriously difficult subject to photograph.</p>
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